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David

Pour réussir un Cross au CHVD il faut remplir plusieurs conditions.
Avoir un plan A et un plan B.
Avoir un bon sandwich à manger au déco en attendant que les fusibles sortent à château Nardent.

Être Passé maître dans le démêlage des suspentes.

Ce matin du 23 avril 2021 au déco sud de St Hil, il y avait Jean-Pierre qui passait sa qualif démêlage, David qui dégustait un énorme sandwich qu’il n’était pas prêt de finir. Il y avait aussi Laurent qui nous exposait le plan A tellement sûr de lui qu’il n’envisageait même pas un plan B. Et moi j’étais là en tant qu’observateur avec ma caméra.

Jean-Pierre

Laurent

Nous nous étions évidemment concertés la veille sur la météo. Nous étions arrivés à la conclusion que cela allait envoyer du gros aujourd’hui. Voilà ce que montrait meteoblue pour Saint-Hilaire :

Décollage à 12h 47. C’est tard quand on pense que le même jour la bande à Max (le pôle France) est parti du même déco à 9h45.
Donc le plan A, puisque on avait déjà fait le Vercors et que la veille Laurent était passé dans les Bauges c’était d’aller sur le massif de l’épine chatouiller la Dent du Chat et revenir par Belledonne.
Laurent et moi prenons donc la direction du Rachais qui sera notre premier point de contournement. 

Là on est en terrain très connu, On ne s’autorise à enrouler qu’un seul thermique celui de Château Nardent et on le lâche à 1150 m pour traverser le Manival puis cheminement sous la crête jusqu’au St Eynard sans un virage (tant qu’on est à 1000 m ça passe). Arrivée au Fort on plonge sur le Rachais (depuis que j’ai décollé de cette montagne j’ai complètement démystifié cette transition ; je sais maintenant qu’on peut arriver sous la crête et que ça remonte.

Le Rachais

Ensuite c’est l’Ecoutoux. En général ce triangle qui barre la vallée du Sapey produit un puissant thermique. Mais aujourd’hui c’est une pompe anémique qui nous monte péniblement à 1650m. Ça suffira quand même pour rejoindre Chamechaude. 

Maintenant on est près de la base du nuage. Il faut se méfier. Être prêt à faire les oreilles et accélérer. Cap sur le Grand Som en passant par le Charmant Som. Vue imprenable à 2300 m sur toute la chartreuse. Nous constatons qu’il n’y a pas de nuages sur le massif de l’Épine que nous devrions raccrocher pour continuer notre vol vers la Dent du Chat. Nous décidons donc d’un plan B qui nous emmènera dans les Bauges.

Le Charmant Som

Prochain arrêt le Granier. Pour y aller on peut soit couper tout droit sur le Pinet, c’est le choix de Laurent, ou suivre le nuage en passant par les Lances de Malissard, c’est la route que je choisis. Il s’ensuit une course effrénée à travers la Chartreuse pour savoir lequel des deux aura pris la meilleure option. Mon parcours est un peu plus long mais plus sûr car je reste sous l’ascendance jusqu’au bout. celui de Laurent est plus engagé. Finalement c’est lui qui arrivera le premier mais la différence n’est pas énorme et je prendrai ma revanche un peu plus tard.

Laurent en transition vers le Pinet

Au Granier nous montons à 2600 m, largement de quoi traverser sur la Savoyarde. Comme d’hab’ on vise le fameux signe = et on raccroche avec de la marge vers 1070 m. On chope directement le thermique qui démarre dans la combe et on sort très facilement, en 10 mn on est à 1450 m et on peut transiter sur le Pic de la Sauge où on dépasse les 2100 m. Feu sur le Colombier en passant par la Galoppaz. On rame un peu au Colombier. Je pense avoir commis une erreur en faisant un aller retour de trop mais finalement j’arrive dans le cycle alors que Laurent est passé à travers et zone un peu plus bas. Finalement on remonte à 1600 m. On pensait à Annecy mais il est déjà 15h45 et ce point bas au Colombier nous décide à virer de bord pour assurer le retour.

Direction la Galoppaz où on fait 2400 m et transition de 13 km sur Brame-Farine pour raccrocher dans Belledonne. Quand la brise de Chambéry est bien installée le raccrochage à Brame-Farine est une formalité (mais ce n’est pas tou-jours le cas…) On passe vite au-dessus de la crête mais rarement plus haut alors on chemine vers l’antenne, là ça monte un peu plus puis c’est la descente vers la transition sur St Genix. Et là je pouvais enfin prendre ma revanche. Imaginez que l’outrecuidant Laurent découvrit un aigle qui enroulait au milieu de la transition. Il s’imagine qu’il peut faire mieux que le piaf et prend sa pompe, le volatil lui avait juste fait de l’intox. Résultat il croit être monté assez haut, s’élance direct sur le Crêt du Poulet sans passer par la case St Genix. L’aigle l’a bien eu ! Et voilà maintenant Laurent qui rame dans les sapins sous le foyer de ski de fond alors que j’ai enclenché le cruse control à 2300 m (ça me rappelle une certaine fois au-dessus de la Morte…) Après c’est Prapoutel pour lui et le Grand Replomb pour moi, virage à droite, traversée du Grésivaudan et posé à St Naz en même temps.
Résultat des courses : Un triangle de 133 km en 5h 54. C’est tout de même peu de chose à côté de Laurie Génovèse première femme à passer un triangle FAI de plus de 300 km , le même jour depuis le même déco !

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