
Vue du dent de crolles notre maison 5 ✨ !
Le 6-7 juin 2026
Après une semaine de pluie, on a enfin eu la chance de revoir un peu de ciel bleu, et le stage a pu être maintenu ! Nous étions cinq du CHVD (Baptiste, Éric, Jingya, Paul et Thibaut), rejoints par Raphaëlle et Tom pour compléter le groupe. Guillaume, de Prévol, nous encadrait, et Antoine assurait les récupérations en navette en cas de vache.
La première journée a commencé à 8h30 avec le traditionnel briefing météo à partir de la grille d’analyse. Chacun présentait un thème (vent, nébulosité, instabilité…), un travail préparé la veille à la demande de Guillaume. En résumé : un vent météo d’ouest bien établi, des plafonds autour de 2 500 m, ce qui rendait un vol de l’après-midi à Saint-Hilaire plus intéressant. Le plan était classique : décollage de Saint-Hilaire, progression le long de la crête jusqu’au Tunnel, puis Château Nardent, avant une transition vers le Manival.
Avant de décoller, Guillaume nous a demandé de nous fixer un objectif personnel : être plus patient dans les thermiques, mieux gérer le stress quand il y a du monde, économiser son énergie tout au long du vol, meilleure pilotage, etc.




Après un pique-nique pas très gourmand style marcheurs volants, on décolle ! On s’appuie bien sur le relief. Selon Guillaume, tant qu’on ne descend pas à plus de 50 m sous la crête, ça fonctionne bien et on avance pour ne pas perdre du temps ou d’énergie. La crête fonctionne plutôt correctement, il y a quand même quelques petites bulles à enrouler si on n’est pas trop exigeant, ça permet de tenir. Les ascenseurs, en revanche, sont assez difficiles à trouver ce jour-là… sauf pour Éric, qui en a déniché un bien tonique et s’est retrouvé largement au-dessus du relief pendant que nous, on continuait à gratter.
Au Château Nardent, un groupe trouve un thermique qui les emmène jusqu’au nuage. En altitude, en revanche, le vent est déjà bien soutenu. Les copains se font un peu brasser, mais tout le monde gère très bien les fermetures et temporise parfaitement les abattées. Pendant ce temps, d’autres(Baptise et moi) cherchent des bulles de sauvetage dans la plaine… Finalement, tout le monde réussit à garder suffisamment de gaz pour poursuivre le plan de vol, là, transition vers le Manival !
Cette transition tombe vraiment au bon moment, parce que je ne sens déjà plus mes bras. Ça permet de souffler un peu avant de repartir le long de la crête jusqu’au Fort du Saint-Eynard pour le retour.
Baptiste, Paul et Thibaut terminent en posant à Saint-Nazaire. De mon côté, j’étais déjà bien rincée après plusieurs sauvetages à basse altitude, alors je préfère rentrer poser à Lumbin avec Raphaëlle, Tom et Éric. Et, le timing est parfait, on se pose juste au moment où débute la 3e run de Nest Game, première étape de l’Acro World Tour de la saison. On s’installe tranquillement à l’ombre pour profiter du spectacle offert par les meilleurs pilotes du monde de voltige. Théo de Blic remporte la compétition sans vraiment laisser de suspense. Franchement, terminer un cross bien physique avec un show d’acro de ce niveau-là, ouh là, ça fait trop bien, je le recommande à tous les crosseurs !
Théo avec sa Glitch
Le 2ᵉ jour commence aussi par la grille météo. Les plafonds sont plus bas et une voile de nuages recouvre le côté de Saint-Hilaire. On décide donc d’aller à la Scia, qui fonctionne généralement plus tôt dans la journée.
Avant de partir, Guillaume prend un moment pour nous parler pilotage et position dans la sellette. Pour certains pilotes comme moi, la fatigue de la veille s’est bien fait sentir dans l’air turbulent. J’y ai appris une petite astuce qui m’a bien aidé le jour, c’est de piloter davantage avec les arrières en gardant les bras collés aux élévateurs. Comme ça, on est beaucoup mieux gainé, donc plus stable dans la sellette, et ça fatigue beaucoup moins. Ça m’a vraiment aidée sur les vols du jour.
C’est parti pour la Scia !
Après un autre pique-nique pas délicieux, on décolle. Le premier vol est très cyclique, la moitié du groupe décolle au bon moment et monte directement au plafond, tandis que l’autre moitié ne fait mieux que zéroter avant de finir par poser à Perquelin pour retenter un deuxième vol. Le deuxième vol fonctionne relativement bien. Tout le monde trouve de quoi monter au-dessus de la Scia.
On se sépare ensuite en deux groupes. Le premier part plus tôt et sort rapidement de la Scia en direction de Garnier. Ce jour-là, le Roc d’Arguille ne fonctionne pas vraiment, le meilleur choix est donc d’aller gratter les Lances de Malissard.



Avec Éric et Paul, on choisit une autre option : direction le Dôme de Bellefont, puis on longe la Dent de Crolles. On profite d’une vue magnifique, légèrement voilée par quelques nuages. Éric et Paul ont même eu le temps d’admirer la double arche de Rocheplane, et ils m’ont demandé si je l’ai vu. Non, pas du tout.
https://www.sportstracklive.com/scene/0a4c0ecd-37e4-4180-b977-c55d44ac0fb8
📸 Paul
On finit tous par rentrer à Saint-Hilaire pour partager un bon apéro après le vol, avant que les copains partis vacher nous rejoignent.

Personnellement, je suis vraiment heureuse d’avoir partagé ce stage avec les copains du club. Guillaume est très pédagogue et j’ai énormément appris, aussi bien sur l’analyse météo que sur le pilotage. J’ai aussi trouvé très intéressant d’observer les axes de progression des autres pilotes. Même si certains points ne me concernent pas encore à mon niveau, je suis sûre que ce seront les miens dans quelques centaines de vols. C’est précieux de commencer à construire ces repères dès maintenant.
Bref… La vie est belle !


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