Participants au stage : Amaury, Frédéric Giraudon, Guenhael, Guillaume, Julien Béal, Laurent, Loïc, Nicolas Chezieres

RV était fixé vendredi à 18h à la tente de Go2fly au camping des Nublières à Doussard, pour le briefing initial du stage. Nous partîmes à 3 voitures, 1 de Grenoble, 1 de Crolles et 1 de Saint-Pierre d’Entremonts. L’esprit du week-end était lancé quand, sur l’A41 peu avant le péage pour Albertville, nous vîmes une voiture nous doubler avec à son bord un homme agitant à notre attention un sac de tente. Guenhaël, qui avait déjà oublié son matelas chez lui, s’exclama : « C’est ma tente ! ». Cinq minutes plus tard, juste après ledit péage, nous récupérions l’objet et apprenions qu’il était tombé de la voiture à Grenoble, au feu où Laurent avait récupéré Amaury, Guenhael et Guillaume. Guenhaël venait d’échapper à 2 nuits à la belle étoile à même le sol accueillant de notre emplacement de camping.

Arrivés à bon port, nous fûmes accueilli par Alex, le moniteur de l’école Go2fly, qui sait bichonner ses clients : bières au frais sous la tente de l’école. Nous commençâmes (avant la bière), accrochés à un portique, par contrôler la bonne sortie du parachute de secours des sellettes et cocons. Loïc exhibait alors son parachute triangulaire à 2 poignées, emballé maison, qui sera le seul à s’aérer durant le week-end (pas de conjectures, nous en reparlerons dans quelques lignes). Ensuite, nous nous équipions de gilets de sauvetage et oreillettes radio. Puis arriva le briefing, où chacun choisissait, à la carte et selon son appétit, ce qu’il allait déguster durant ces 2 jours : grandes oreilles, fermeture frontale, décrochage aux B, tangage, fermeture asymétrique, autorotation, 360 sortie chandelle, vrille, décrochages variés et, pour les plus gourmands, wingovers et hélico. Ce fumet bien senti, nous allâmes planter les sardines de nos tentes dans le sol rocailleux de notre emplacement de camping, à 200 m de la tente-école de Alex. Laurent, qui n’avait pas apporté sa massue, décida après avoir plié 3 sardines, de dormir dans sa bagnole.

Le samedi, après une nuit fraîche, levé avec les poules à 6h30. Amaury avait hâte de faire le plein d’énergie avec son porridge fait maison. La prochaine fois, il évitera juste le lait en poudre… Il sera réconforté par Alex avec un café fumant sous la tente à 7h30 pétantes. Rappel du festin qui nous attendait avant de monter à la Forclaz, où le déco, une fois n’est pas coutume, était quasi vierge ! Les déco, dans des styles variés, s’enchaînèrent avec une efficacité remarquable, sous la supervision et devant la caméra de Paul, moniteur et bras droit de Alex. Et c’était parti pour les tours de manège au-dessus du petit lac d’Annecy, le tout immortalisé par Monica, épouse de Alex. Conditions idéales : pas de vent, soleil et grosse envie d’en découdre ! Pour leur premier SIV, furent servies en plat de résistance à Frédéric, Guillaume et Julien, des autorotations accompagnées de 360 sortie chandelle avec compensation, le tout arrosé d’une sauce frisson. Les autres convives, s’étant gavés de décrochages, vrilles et autres wingovers, eurent une addition plus salée mais s’en tirèrent sans faire la plonge.

Atterro au bord du lac (vraiment au bord…) à 300 m de nos tentes, même un SIV c’est un stage de feignasses ! Debrief avec Alex sur la petite plage du camping après chaque vol, avec portique et vidéos d’acrobaties à la demande. Après chacun 3 vols et une dizaine d’incidents de vols provoqués bien volontiers, et plutôt bien gérés dans l’ensemble, nous avions mérité un petit bain dans le lac. Puis la cloche a sonné à 13h30, retour à la tente du maître pour le debriefing en images sur grand écran. Distribution de bons points pour la plupart d’entre nous. Tout excités par ces premières aventures, nous remontâmes par nos propres moyens à la Forclaz pour se renvoyer en l’air. En dilettante, Nicolas alla faire un tour à la Tournette et Loïc atterri au déco pour redescendre la voiture. Dîner au resto du camping pour les plus vaillants, près des tentes pour ceux qui ont préféré se coucher avec les poules.

Le dimanche, rebelotte, 7h30 sous la tente d’Alex, rappel rapide de ce que chacun allait se mettre sous la dent dans la matinée. 8h30, pas un péquin sur la moquette du déco de la Forclaz. Petites corrections au décollage pour certains grâce au visionnage vidéo de ceux de la veille. Laurent s’essaiera à des déco en 2 temps : 1/ Je dégomme un mec qui traîne près de mon stabylo, 2/ Je ramène la voile tranquillement au-dessus de ma tête et go2fly ! Et c’est reparti pour les pirouettes au-dessus du lac ! Ce matin-là, la brise venant du sud se fait un peu sentir, certains atterrissent dos au lac. Certains atteignent la terre en serrant les fesses après les dernières acrobaties à faible altitude. D’autres les serrent dans l’autre sens, après une finale qui s’étire en longueur… Vraiment au bord du lac, l’atterro. Nominé dans la catégorie Pieds et voile à l’eau pour le Nain 2022, j’ai nommé Guenhael Morineaux ! Y a plus qu’à écoper les caissons et à faire sécher tout ça. Cela a donné des idées à Loïc, qui s’est dit : J’irai bien à l’eau moi aussi ! Pour le dernier vol du stage, après moultes incidents fort bien exécutés, son secours triangulaire il a jeté. Mais pour le Nain, n’est pas nominé, car ce geste, prévu avant le vol, il avait. Amerissage tonique et récupérage illico par Alex, qui pêchait dans le coin sur son bateau. Ce dernier aida ensuite Loïc à replier son secours, ce qui lui vaut la qualification rare de plieur de secours triangulaire à 2 poignées.

Debriefing final sous la tente, tout en avalant quelques sandwiches triangles eux aussi, récupération des vidéos sur clés usb ou micro-cartes, derniers conseils prodigués par Alex puis retour dans les chaumières. Stage grandement apprécié par tous, pour la qualité de l’organisation par Alex, ses explications limpides, son calme en toutes circonstances, et aussi pour l’ambiance de franche rigolade qui a baigné ce week-end lacustre.

Pin It on Pinterest

Partager