Les bulots volants en Normandie

par | 7 Juil 2024 | CR des sorties club | 2 commentaires

Organisateur : Amaury

Hébergeur : Hubert, Vivanne et Gamine le chien 

Participants : Amaury, Hugues, Florent, Émilie, Lucas, Antoine, Hubert

Sur une idée originale d’Amaury, avec à la logistique, réalisation et conseils de terrain Hubert, le CHVD présente un remake du D-Day. 

Jour 1 : Samedi, jour du trajet. Départ 7h de Grenoble sur les chapeaux de roue. Sur les bons conseils d’Hubert, et après de savants calculs de trajectoire, on évite presque Paris.

On découvre des coutumes étranges, comme s’arrêter en plein milieu d’un tunnel sur le periph pour téléphoner. 

Arrivée chez nos hôtes vers 17h, mais malheureusement ça ne vole pas. À charge de revanche. 

J2 , Le retour : Dimanche (Manche) les choses sérieuses commencent. Jour de marché, jour de briefing sécu où tout le monde est concentré, même Gamine (le chien).

Village de Port en Bessin à traverser avec risque d’attero dans le port, impossibilité de repose en bas sauf à marée basse, végétation agressive digne d’une plage de débarquement (Amaury en fera les frais avec un flare sous-terrain en bi), des mouettes comme à Saint Hil  (mais des vraies), des Faucons comme à Saint Hil (pas de vrais)… Les pièges sont nombreux !

Après un très long trajet de 10min, on découvre le site de Commes. Le dénivelé est assez impressionnant (70m, à marée basse), mais on prend notre courage à 2 mains et c’est parti ! 

On profite de bonnes heures de soaring avec peu de monde au deco. On fini même avec une session privative du CHVD. On termine par un plouf au sens propre, après une démonstration de labourage de plage maitrisé par Lucas (Vent de cul, vitesse accrue !!!!!)

J3, La suite 2 , Lundi : C’est parti pour Vierville-Sur-Mer. Site plus fréquenté, à côté d’Omaha Beach.

La consigne est claire : attendre que quelqu’un se lance pour voir si la traversée le long des falaises passe. Florent fera donc fusible, avec un record de cross du jour jusqu’à la pointe du Hoc. On passera le retour sous silence. 

Le site présente une forte affluence, des écoles et une franche étroitesse topographique. C’est donc naturellement qu’on s’entraîne aux reposes déco pimentées ! 

Petite visite rapprochée des champs de blé pour Antoine, passion botanique soudaine. 

J4, mardi (faut suivre) : pause culturelle, on visite la très fameuse tapisserie de Bayeux. C’est beau, mais pas pratique à afficher avec ses 70m de long !

Pas de vent, On passe donc le reste de la journée au déco pour tenter de gonfler, et finir par un plouf pour aller se baigner. Entraînement aux Flare, mais trop haut à chaque fois. 

J5 , le retour de la vengeance du mercredi. 

Toujours pas de vent, donc on passe encore la journée au déco de Commes. Florent en profite pour une première mondiale de mono-man : gonfler une mono surface sur un monocycle, ce qui lui vaudra de signer un mono-autographe (pour de vrai). Il acquière ainsi une renommée internationale. 

On s’oriente vers des ploufs, mais certains prennent ce terme au pied de la lettre. C’est ainsi qu’Amaury inventera le flare subaquatique. Il réussit la performance inégalée de ressortir et garder la voile au dessus de la tête après s’être immergé intégralement. L’algue sur la tête et le crabe dans le caleçon attesteront de la profondeur atteinte. Il invente ainsi le terme de “cramère”, bien plus esthétique que son cousin terrestre le cratère. 

Florent perdra sa renommée récemment acquise après une tentative de vol international. En effet, il attendra d’entendre l’accent anglais avant de faire demi tour. Pour la suite de l’aventure, rendez-vous au Nain…

J6, le retour du Je(u)di. On part pour Vauville, à l’Ouest. Entraînement au déco vent fort. Amaury l’aventurier part en exploration au Nord, bien plus au Nord. Ce sens de la découverte sera récompensé par une belle randonnée pour revenir au déco. 

Le vent forcissant encore, on se rabat sur les dunes de Biville en contre-bas. Après le soleil Normand, une bonne pluie Bretonne se pointe. C’est l’occasion d’un pic-nique 3 étoiles dans le camion

Puis les conditions deviennent parfaites pour l’entraînement au kite, au flare sableux, au barefoot. Ce sera également l’occasion d’inventer le bare-fion, permettant de transformer l’airbag de la sellette en sand-bag. Lucas profite de ses talents incontestés dans le domaine pour créer un orifice de vidange en plein vol, en tentant de déterrer une branche de 2m avec les fesses. 

Le vent est tel qu’on décolle de la plage. Émilie en profitera pour tester pour la première fois son accélérateur, et Lucas pour casser le sien. 

Florent fait une J-B Chandelier en posant (dans tous les sens du terme) sur un Blockhaus . On ramène des souvenirs plein les yeux et du sable plein les poches. 

J7, Vendredi : Après avoir rêvé de dune toute la nuit, on y retourne le lendemain. Hélas, le vent faiblit. Ce sera donc un concours de sprint dans les dunes, avec un taux de transpiration inversement proportionnel à la quantité de vol. Il y en a quand même assez pour developper un concept de livraison aérienne de kouign-amann préalablement chauffé au four solaire du camion. La  précision et la délicatesse du procédé  sont perfectibles. S’en suit un vol magnifique à Ecalgrain, où tous les parapentistes locaux se retrouvent pour une séance d’anthologie au dessus du Raz Blanchard et ses courants dantesques. 

Après l’effort, le réconfort à base de tripes à la mode de Caen ! 

J8, Samedi (snif) : La journée commence par un braquage écolo du supermarché du coin, avec go-fast en footing et transport du butin à vélo. 

Les conditions s’annoncent mauvaises avec pluie, tonnerre au loin et pas assez de vent, c’est donc naturellement qu’on se dirige vers le décollage de Commes. Devant une assemblée de locaux, y compris des biplaceurs  pro contemplatifs, Lucas fera fusible. Et oui, ça tient ! C’est parti pour un décollage digne d’une mass-start. Les conditions sont finalement idéales pour la traversée mythique vers Arromanches, sur les précieux conseils d’Hubert. Florent et Amaury sont les 2 seuls à tenter la traversée de Port-en-Bessin. Seul Amaury en reviendra pour boucler un cross de 25km. Florent préférant agrandir son triangle avec  un point au (far) ouest, à Coleville, et retour jusqu’à ce que le vent faiblisse juste avant la traversée retour. 

On termine la journée par le fameux restaurant du Pressoir

J9 (longue semaine !) Dimanche : c’est le retour. C’est nul et chiant, mais c’est comme ça. On y serait bien restés plus, mais toutes les bonnes choses ont une fin ! et Hubert et Vivianne ne nous auraient peut-être pas supportés…

Bilan de la semaine :

  • En Normandie, il fait toujours beau. On peut même prendre des coups de soleil à 23h ! 
  • Environ 837 blagues, et probablement autant de vols (au moins un par jour). 
  • Hugues devient une machine du face voile 
  • Hubert et Vivanne sont des hôtes d’exception (et nous aussi), un immense merci à eux ! 

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