VOL RANDO CHVD 2020

Date du vol rando : 13/10/2020

Organisateur de la sortie : Amaury Welemane
Participant(s) à la sortie : Philippe Bensa, José Godoy

Massif : Chartreuse
Orientation du déco : S
Altitude du déco : 1760m
Dénivelé : 1400m
Durée de la marche : 2h30
Distance totale de la marche : 5km
Atterro :

Itinéraire de montée :
Depuis l’atterro, prendre la route départementale vers le plateau et avant qu’elle ne s’élève vraiment, prendre la piste forestière sur la gauche en direction du Manival et la suivre jusqu’à retrouver l’autre grand sentier de la digue. Puis à 100m, au-niveau d’un cairn, tourner à droite pour emprunter le fameux “chemin des chasseurs”. Remonter ainsi l’épaule jusqu’à Château Nardent en suivant les quelques marques jaunes rencontrées. Ensuite retrouver le chemin qui mène au Col de Baure, le poursuivre jusqu’au 2ème embranchement. S’élever alors vers le Col du Coq en restant bien sur la gauche en bordure du Manival, enfin parvenir à la route bitumée. La traverser pour emprunter le sentier qui conduit au Col des Ayes puis au sommet de Pravouta et donc au décollage !

Récit de l’aventure :
Ce vol-rando était proposé comme un classique revisité, et il a tenu ses promesses, jugez plutôt. On commence par s’échauffer en remontant la route départementale depuis l’atterro de St Nazaire pour retrouver le chemin forestier à Fontaine Bonnet et s’engouffrer dans la combe. Tout en évoquant les scenarii apocalyptiques que la crise sanitaire crée dans notre imaginaire collectif, on scrute avec attention une bifurcation sur la droite, annoncée comme le “chemin des chasseurs”. Et vous savez quoi ? On la trouve ! Chic, une belle variante, une belle bavante ! On hésite une ou deux fois mais on connaît notre cap et on prend le temps d’admirer le paysage s’élever lorsque la futaie le permet… Arrivés à Château Nardent, on se dit que même en cent ans, on aura bien le temps de visiter toute l’immensité d’un si grand univers, alors, sur une idée nostalgique de Fifi, on cherche un déco du temps jadis, sur la pointe de l’épaule. Et devinez quoi ? On le trouve ! Et il est encore en état, faut juste défricher un chouïa, mais ça pourrait bien le faire et permettre de nouveaux envols… Affaire à suivre, en attendant, une fois l’endroit matérialisé par un cairn boisé, on se dirige à pas feutrés vers notre déco national du Baure, non sans remarquer de beaux spécimens mycologiques et de nombreux glands dont on rejoignait les rangs… Sauf que bon voilà hein, devinez quoi ? On trouve le déco, et la purée de pois aussi. D’un coup d’un seul, il fait frisquet, José s’en va renouveler le fumier local pendant que Philippe descend d’un étage voir si on pourrait y mieux voir. Après consultation de la webcam depuis Belledonne, on comprend qu’on est vraiment en plein dans la fine couche stratobrumeuse, et Fifi enclenche le départ vers Pravouta. Alors que je m’étais rhabillé chaudement, notre aîné décidément en grande forme me propose (devant témoin) de me stripteaser, ce qui lui vaudra un dépôt de plainte pour atteinte à la pudeur dès notre retour ! On continue néanmoins notre route vers le Col du Coq d’abord (je n’avais jamais emprunté ce passage là non plus). Puis vers le Col des Ayes. Et puis vers le Col de Pravouta. Finalement jusqu’au sommet, ouf. Il nous aura phallus (orthographe à vérifier) pas moins de 4h de temps, mais en réalité 2h30 de marche effective, pour atteindre les 1760m de notre objectif du jour. Après un déjeuner bien mérité, José ne tient plus en place et s’installe rapidement, s’envole en SO et prend de la hauteur. Il y a un thermique ! Mais il y a surtout la purée de pois qui monte et menace de plus en plus les retardataires. On a bon espoir pour José qui avait du passer avec une visibilité encore suffisante, mais nous, prêts 5-10mn plus tard, on se voit dans l’obligation de patienter… Et bien devinez quoi ? On patiente ! Mais pas longtemps en vrai, Fifi aperçoit une belle trouée, c’est maintenant ! Il s’élance sous les hourras des enfants tout fraîchement débarqués au sommet. Leur accompagnateur met la pression sur le suivant, donc moi, et dans un style pas très puritain je rattrape une situation pas bien enclenchée pour partir à mon tour. Alors que je pensais prendre fissa la direction de la trouée, j’aperçois le copain enrouler dans le thermique à chocards précédemment repéré… On y va ! On enroule jusqu’à presque 2000m pour se diriger alors vers le Bec Charvet. La couche stratobrumeuse nous a laissé passer, et la masse d’air qui semble bien porter me laisse croire en une belle promenade. Aussi je file vers le St Eynard, suivi par Fifi qui, voyant que je dégueulais trop (j’avais bien mangé faut dire), fait demi-tour et transite vers le nord. Pourtant, je n’avais rien senti, simplement parce que je montais, je descendais, je montais, je descendais… Et là magique, apparu de je ne sais où, un vautour s’approche et me demande l’heure, profite de la dépression formée derrière mon extrados et file sans demander son reste. Truc de ouf comme disent les jeunes ! J’arrive au St Eynard vers 1100m, trouve une petite ascendance, repart en sens inverse et retrouve les copains à l’atterro, quelle journée ! Comme d’habitude, pour reprendre une chanson chère à certains, on a passé un sacré bon moment, et devinez quoi ? On veut bien recommencer !

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