Comme prévu le stage thermiques a eu lieu le weekend du 13 et 14 avril. 

Nous étions 7 participants à ce stage : Evolène, Bertrand, Sylvain, Isabelle, Pascal, Florent et moi.  L’expérience de vol des uns et des autres varie entre 35 et 250 vols au compteur. Prevol nous avait dédié trois moniteurs : Lucas et Gilles, titulaires et Jacky, élève moniteur qui validait ses acquis en accompagnant ce stage. Les prévisions météo montraient un vent du nord prononcé et un plafond nuageux à environs 1400 m pour samedi. Du vent carrément fort pour dimanche, et même un peu de pluie. Samedi matin, le nord bien présent apportait de l’air froid en altitude, ce qui, malgré une couverture nuageuse à 7/8 donnait une atmosphère instable jusqu’à 1400 m. 
Après le briefing, le plan était de faire un premier vol d’échauffement à StHil, puis de partir à Mont Lambert, pour se mettre à l’abri du Nord. Mais comme le vent s’était moins levé que prévu, nous sommes restés à St Hil pour la suite. Alors, Jacky a décollé en premier, pour encadrer les stagiaires en vol. Rapidement, nous avons décollés les uns après les autres pour évoluer entre les antennes et la combe de st Bernard. En vol les conditions étaient assez toniques, bien turbulentes entre le déco nord et le déco delta. On trouvait des ascendances facilement, mais il fallait bien gérer les abattées quand on sortait du thermique. Bref c’était du vol actif. Montée vers les falaises au nord, gain net au-dessus du déco sud, plus devant le déco nord. Le coaching de Jacky était très efficace, car il arrivait à conseiller chacun dans son exploitation des thermiques tout en se promenant parmi les voiles. Il n’y avait toutefois pas l’affluence comme on la connait les beaux jours à St Hil. J’ai un souvenir qu’il a sorti Evolène de quelques points bas, et l’a guidée vers un ascenseur au large des antennes. Au fur et à mesure du vol, on montait de plus en plus facilement de partout et après 1h45 je me suis retrouvé à 1400 m juste sous le nuage, je commençais à fatiguer, j’avais faim et, pourtant bien habillé j’avais froid. Entretemps, je voyais les autres s’éloigner en vallée pour aller se poser – plus personne ne me parlait, ma radio n’avait plus de batterie – et je suis descendu aux grandes oreilles pour descendre, ce qui m’a pris une éternité, et je les ai rejoints à Lumbin.

Pour dimanche, comme le vent du nord était prévu plus fort que samedi, le plan était de partir à Mont Lambert dès le matin. En arrivant sur place, le briefing du site a indiqué les particularités de l’atterro : un grand terrain où il faut prendre en compte la brise de vallée qui peut être forte. Au déco la brise de pente domine, mais on s’attend à une brise de vallée une fois éloigné du relief.  Le nuage était à 1700 m, juste au-dessus de la crête, couvert à 7/8. Tous décollent sans problèmes et vont chercher les thermiques dans la combe au-dessus des vignes. Sous le coaching de Jacky j’arrive à améliorer mes tours de thermiques, à serrer surtout, et par l’arrête bien alimentée par la brise de pente, je finis par bien monter. je finis par mettre en application l’ovalisation de mes 3-6. Très fier d’arriver d’une traite au-dessus du relief – et encouragé par le chant incessant de mon bip-bip – je vois que Pascal monte aussi bien au loin du relief. Ensuite on fait une petite promenade à 5 avec Jacky, Florent, Pascal et Sylvain direction la dent d’Arclusaz.  Entretemps, Evolène, Isabelle et Bertrand avaient dù se poser et étaient remontés au déco pour un deuxième tour. Jacky est allé se poser au déco pour une pause pipi. Au déco, le vent s’était bien renforcé et Bertrand a décidé de ne pas décoller ; Isa et Evo font leur deuxième vol et arrivent à monter bien au-dessus du déco. Finalement, je suis remonté au plafond où, comme la veille j’ai pris froid (et faim, et soif …). Pas habitué à une telle réussite d’exploitation des thermiques, il faut maintenant que j’apprenne à m’habiller correctement avant le déco… La suite de l’après-midi a été le pique-nique à Chamoux où, vu que le vent s’est d’avantage levé, on a décidé de ne pas voler mais de faire du gonflage à l’atterro. 

 

 

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