L’Andalousie c’est super!

Recette: Prenez…

  • Une semaine de beau temps.
  • Sept beaux pilotes du CHVD, trois toutes aussi belles FNVD (Femmes Non-Volantes du Dauphiné), et trois enfants adorables.
  • Un GO local sympathique pour dénicher les bons plans volistiques, touristiques, et gastronomiques, qui plus est parlant français.
  • Des ploufs faciles et des cross engagés, pour qu’il y en ait pour tous les goûts.
  • Des atterros magnifiques sur la plage ou près de sources thermales, pour enchaîner un plouf dans l’eau après le plouf dans l’air.
  • L’incontournable Tinto de Verano (boisson festive locale) servie à profusion à presque tous les atterros.
  • Et bien sûr les traditionnels tapas, obligatoires (par ordonnance royale!) avec chaque apéro, et moultes autres délicieuses spécialités locales.

Mélangez le tout, et vous obtenez une semaine d’anthologie!

Pourtant ça commençait plutôt mal, genre Pluie, Panne, Pépins…

  • En allant à l’aéroport la voiture de Jeff se met à faire un bruit inquiétant: Le garde-boue a cassé, et battait dans le vent en frottant sur la roue. Il a fallu l’arracher complètement à la main.
  • Des pluies diluviennes se sont abattues les jours précédents sur l’ouest de l’Andalousie, causant des inondations similaires à celles qu’on a eu dans l’Aude. (Nos amis du club Saint Hil en séjour là-bas n’ont guère pu voler.) Après les tremblements de terre de Castelluccio, allions-nous connaître les ouragans et les tornades?
  • Et par conséquent l’avion bloqué sur le tarmac de Lyon à cause des mêmes orages violents à Malaga qui empêchaient tout atterrissage…

Et puis miracle, les nuages se sont dissipés, et l’avion a pu décoller. Et les nuages ne sont revenus que vendredi après-midi, nous permettant de voler tous les jours dans de bonnes conditions. On a tous fait entre 14 et 16 vols! 🙂


Samedi 20

  • Arrivée en milieu d’après-midi (= heure du déjeuner) à l’hôtel à Pinos Genil, près de Grenade.
    On attaque tout de suite par un déjeuner dans un petit bar local, sous les jambons qui sèchent au plafond.
  • Visite au pas de course du centre historique de Grenade, guidés par Romain Brémont, notre GO, un français installé là-bas depuis 15 ans.
  • Retour à Pinos Genil où, à peine remis du déjeuner, on enchaîne sur un copieux un dîner dans un resto à deux pas de l’hôtel.

L’Alhambra, avec la Sierra Nevada enneigée au fond

Dimanche 21

  • Romain nous emmène à Itrabo, pour un premier vol d’évaluation jusqu’à la plage d’Almuñecar.
    Déco facile à 640m, mais à finesse 6 de la plage. Ne pas trainer sur place si ça ne monte pas!
    Quelques faibles thermiques un peu plus bas sur la crête ont permis de prolonger un peu le plouf.
  • On enchaine par une baignade avec les conjoints et enfants qui nous ont rejoint :-); suivi d’un apéro, tapas et fruits de mer sur la plage… à 3 heures de l’aprèm!!!
  • Un second vol magique en soaring sur la côte, à La Herradura.
    Déco à 85m d’altitude en bord de mer, et nombreux allers-retours au-dessus des villas de luxe, face au soleil couchant.
    Posé sur la plage
  • Retour à l’hôtel, duquel il a bien fallu faire 5 minutes à pied pour se rendre au resto vers 20h30 (car les restos n’ouvrent pas avant en Espagne): Excellente nourriture et rapport qualité-prix bien meilleur qu’en France, surtout qu’il vaut mieux commander un plat pour 4 tellement c’est copieux!

6 des 7 pilotes au déco d’Itrabo

Vue d’Itrabo vers la plage où on se pose

JFL, SPJ et Lucas enroulent

JFL En approche sur la plage

David pose à la plage

Soaring du soir sur la péninsule

Lundi 22

  • Les non-volants visitent l’Alhambra.
  • Romain nous fait découvrir Otivar, un site magnifique vers 900m, au sud des Sierras de Tejeda. Les paysages ressemblent à l’intérieur de la Corse.
    Il nous explique en détail le cross mythique au départ du site, permettant d’atteindre la mer à 12 km au sud.
    C’est simple: Faire le plaf; Première transition vers la Pyramide; Re-plaf; Seconde transition vers la Crête des Pins; Re-plaf; Troisième transition vers les Twin Peaks; Puis suivre une longue crête qui descend droit vers la mer.
    Problèmes: Il faut traverser plusieurs canyons profonds, absolument imposables! Et les rares atterros (dont l’officiel) sont assez scabreux.
    L’atterro officiel est sur un éperon, 400m en dessous du déco. Il ne faut surtout pas descendre plus bas, car en dessous il n’y a que des rochers, des oliviers, et du maquis.
    Heureusement pour les ongles de Gilles, le plafond bas nous force à changer de plan.
  • On se rabat sur le site de Cenes de la Vega, près de Grenade.
    Là il faut monter à pied 100m de dénivelé, jusqu’au sommet d’une colline herbeuse, avec vue sur Grenade.
    Premier déco côté sud, vers 1340m, et montée facile au plafond vers 1600m pour tout le monde.
    On se ballade un moment tout autour, puis les plus aguerris tentent de traverser la vallée, vers la crête menant à l’Alhambra.
    Malgré les plafonds bas pour le site, Lucas et Jeff arrivent jusqu’en ville, pour un survol de cette merveille d’architecture médiévale.
    Lucas et Jeff parviennent à boucler le retour jusqu’au déco; les autres posent sur l’immense atterro officiel.
  • Rebelote pour un second vol du soir à Cenes de la Vega, cette fois depuis le déco ouest.
    Mais il est trop tard, et ça ne tient plus. Plouf ralenti pour tout le monde.
  • Retour à l’hôtel et on teste un 3ème resto dans le voisinage, tout aussi bon et peu cher que la veille.

Le déco de Cenes de la Vega

Tous au plaf, avec Grenade au fond

Survol de l’Alhambra

Mardi 23

  • Les non-volants visitent un parc naturel près de Grenade.
  • Retour à Otivar pour les pilotes, où les plafonds sont prévus en hausse.
    Effectivement ils sont plus hauts, et de nombreux pilotes ont convergé là… Mais les thermiques sont en berne.
    Après une longue attente, on se lance les uns après les autres, avec des réussites très variables:
    Il y a bien quelques petites bulles, mais irrégulières et difficiles à travailler, d’autant plus qu’il y a pas mal de monde en l’air.
    Romain descend plusieurs fois chercher ceux qui échouent à l’atterro.
    Au premier essai, Jeff cafouille un moment en mode survie, puis il se fait enfermer dans un vallon débouchant plus bas que l’atterro. Il vache en catastrophe dans une trouée entre des oliviers, et par chance sa voile ne s’accroche pas. Ouf!
  • Second essai où il cafouille tout autant. Cette fois il fait gaffe à ne pas s’aventurer trop loin, et finit à l’atterro en compagnie de Gilles.
  • Les cinq autres s’en tirent mieux et finissent par sortir. Après bien des émotions, ils atteignent tous la plage!
  • Palme de la persévérance à Simon-Pierre, qui rate deux fois la première transition vers la Pyramide et doit deux fois faire demi-tour, avant de réussir à passer au 3ème essai.
    Au second retour, il se retrouve même plus bas que l’atterro, et malgré la difficulté (peut être motivé par le relief hostile en dessous) réussit à tout remonter.
  • Palme du sang froid à Christophe, qui fait toute la longue descente vers la mer sous la crête, alors qu’il y a des lignes électriques, et rien de posable avant la plage.
    Un thermique salvateur juste avant la ligne à haute tension et l’autoroute lui donne le gaz nécessaire pour passer la station balnéaire et atteindre la plage. Ouf!
  • Bien sûr apéro sur la plage vers 16h pour se remettre de ces émotions… avec juste quelques tapas légers, ce qui inquiètent ces dames qui n’ont mangé qu’un petit sandwich, car le soir venu, on remet ça au resto de la veille… Mais certains pilotes déclarent ne pas avoir faim et nous font faux bond. Étrange, non?

Les 7 pilotes au déco d’Otivar

Plan de vol vers la Pyramide, la Crête des Pins et la crête tout au fond à gauche vers la mer

Les 5 arrivés à la plage

Déjeuner sur la plage pour tout le monde

Mercredi 24

« La journée des 4 ploufs »

  • Les non-volants visitent le centre historique de Grenade.
  • les pilotes tentent un autre site, à Mancha Real.
    Un très joli déco surplombant une mer d’oliviers jusqu’à l’horizon. Il y en a là parait-il une soixantaine de millions!
    L’atterro est très grand, en bordure du petit bourg de Mancha Real. Et la navette jusqu’au déco est particulièrement rapide.
    Malgré les jolis cumulus, ce qui manque, ce sont de bons thermiques. Il y en a, mais là encore ils sont très difficiles à exploiter.
    Le meilleur à ce petit jeu est Christophe, qui réussit à prolonger un de ses vols pendant 45 minutes.
  • Des locaux arrivent en milieu d’après-midi. La plupart ne réussissent pas à monter mieux que nous.
    Seul un d’entre eux, au contraire, nous nargue en se baladant de tous les côtés, et en remontant toujours, même de très bas.
    Les autres nous gratifient en plus d’un festival d’atterros catastrophiques, malgré les conditions parfaites pour poser.
  • Le soir les pilotes retrouvent les non-volants à Grenade et la soirée se termine dans un bar à tapas sympa… Il a fallu courir pour attraper le dernier bus qui nous ramène vers l’hôtel à Pinos Genil, un peu “borrachos”! (= éméchés)

Au déco de Mancha Real

Vol au dessus d’une mer d’oliviers

Jeudi 25

  • David nous quitte, pour continuer ses vacances Andalouses en famille.
  • Conditions hyper-stables alors on retourne à Otivar, seul site où on a une chance de monter. Nos deux compagnes restantes nous suivent, espérant un biplace. Mais c’est franchement engagé et l’atterro parait minuscule coincé entre le virage de la route qui descend vers la mer, la barrière de sécurité et les champs d’oliviers :-/. L’option poser sur la plage ne parait pas jouable non plus avec le vieux Beta 2 de Jeff, alors ces dames font du bronzing: Il fait chaud et la vue est à couper le souffle. Pleins de beaux pilotes à admirer dont le champion d’Allemagne qui est là, et tente sa chance le premier. Lucas et quelques autres optimistes le suivent… Mais seul le champion tient en l’air.
    Longue attente en compagnie de Danielle et Marylène, qui nous enduisent de crème solaire et préparent des cafés dans le camping-car de Gilles.
  • Finalement le champion arrive à faire le plafond. Jeff tente sa chance, et réussit à sortir avec Lucas.
    Christophe et Simon-Pierre les rejoindront au bout d’un moment, et tous les quatre finiront par arriver à la plage.
    Cette fois les plafonds sont bien meilleurs que mardi, et ils y arriveront tous avec une marge confortable.
    Simon-Pierre et Jeff enchaînent directement avec une baignade en mer, quelque peu gâchée par l’arrivée d’un banc de méduses, les forçant à une retraite rapide.
  • Antoine et Gilles se consolent avec un nouveau vol depuis Itrabo.
  • On se retrouve tous à la plage pour un apéro-tapas-fruits de mer au soleil (Ça devient presque banal!) à 4h de l’aprèm, on est tous convertis aux horaires espagnols.
  • À la surprise de Romain, notre GO, la brise se renforce suffisamment pour un nouveau soaring du soir en bord de mer.
    On revole tous une dernière fois, Jeff et Danielle en biplace.
  • Gilles et Marylène restent passer la soirée en amoureux à la plage, pendant que les autres rentrent dîner au resto en face de l’hôtel.

Le premier à enrouler

Arrivée haut sur la plage. Voile jaune de SPJ au bout

La péninsule à soarings

JFL atterrit sur la plage

Baignade en mer après le cross

Apéro après baignade

Déjeuner tardif après apéro

Déco à soarings de La Herradura

Christophe en soaring face au soleil couchant

Vendredi 26

  • Un front arrive par l’ouest. Romain nous emmène à Cerro Jabalcón, un sommet isolé dans la plaine du Guadalquivir, d’où la vue sur un grand lac est sensationnelle.
    Il est accessible par une piste qui craint: Expo avec chutes de pierre.
    On y retrouve un autre groupe de Français.
    Le premier vol est un plouf. Jeff et Danielle sont en biplace.
  • On remonte. Le vent a forci, et permet maintenant de tenir en dynamique. Jeff emmène cette fois Marylène en biplace.
    Tout le monde tient, même Simon-Pierre qui s’est pourtant bloqué le dos la veille au soir en sortant son biplace du camion.
    Lucas nous fait un festival de gonflages, décollages, reposes au sommet, ce qui divertit Danielle restée en haut.
    Au bout d’une demi-heure, Jeff se pose. Les autres volent une bonne heure, avant que l’appel des tapas (plus que l’approche du front) ne les fasse tomber comme des mouches.
    L’autre groupe nous gratifie à nouveau d’un festival d’atterros hors terrain sans aucune raison. Finalement on n’est pas si mauvais!
  • Romain nous conduit alors à un bon resto au pied de la montagne avec vue sur le lac, rien que pour nous, pour un nouveau festin, suivi d’une baignade dans les sources chaudes. Le pied!
  • Le soir on rentre à Grenade, et Romain nous fait faire la tournée des meilleurs bars à tapas, puis une ballade pour voir l’Alhambra de nuit.

Lucas décolle à Jabalcón

Plein de monde en soaring

Lucas fait un festival de reposes au sommet

Déjeuner au restau de Jabalcón

Dans les sources chaudes de Jabalcón

Apéro-tapas au bar Los Diamantes, à Grenade

Un dernier au revoir à l’Alhambra

Samedi 27

  • Retour à Grenoble d’une traite dans leur camping-car, chargé à bloc de spécialités locales, pour Gilles et Marylène.
    Les autres reprennent l’avion.
  • Antoine prolonge le séjour sans sa voile, pour faire toutes les visites culturelles qu’on n’a pas eu le temps de faire. Trop de beau temps!

Elle est pas belle la vie?

Bons vols à tous,

Danielle et Jean-François

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