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Le Créneau du 31 mars

D 3 avril 2006     H 11:01     A Jac     C 0 messages


Désolé pour ceux qui n’ont pu se libérer pour cette rare journée de
printemps.


Matinée de travail, quand même et à midi, la tournure du ciel devient
envoutante. Le sommet du St Eynard est encore un peu dans les barbulles,
mais ça monte à toute allure. Probablement la seule fenêtre à ne pas
manquer.

Déco 14 h 35. 5 minutes pour dépasser le sommet du Rachais par la face
Est. Montée, transition , montée, arivée sur le St Eynard par le haut.
Je croise Jean-Claude et Rémy, qui me ratrappent assez vite aprés leur
crochet au St Eynard.
Eimmendras, hop, bec Charvet, hop. Avec le léger Sud-Ouest, arrivée
rapide sur la ravine de la Dent, hop. Jean-Claude me rejoint. On enroule
en face Sud. Tout facile, sauf qu’avec une main, l’autre photographiant,
c’est un peu plus sioux.

Lorsque l’on quitte la Dent, Rémy est déjà 5 km devant. Au col de
Bellefond, j’opte pour Mallissard, jean-Claude poursuit en Est. Au
revoir Jean-Claude, je t’entendrai une fois à la radio et le soir au
téléphone. Au Nord des Lances, joli thermique qui me permet de passer au
dessus de formation de barbulles pour rejoindre St Même.

Rémy m’attend au Granier, bien haut, 2600 qu’il dit. Puis 2800, "je ne
vais pas rater une telle occasion". Moi, faudrai que je grimpe pas mal,
pour tenter la traversée. Jamais pensé que je tenterai cette aventure
pour la première fois aujourd’hui. J’essaye le retour. A peine reparti,
un beau thermique me fait changer d’avis. Je monte en dérivant vers la
bonne direction. Les infos encourageantes de Rémy, les barbulles
m’invitent, c’est le jour. Toute transition inconnue parait bien longue,
mais le petit Sud-Ouest aide bien.

Je me retrouve en face un peu en dessous de la première petite falaise.
ça finit par reprendre tout doux. Je m’avance vers la Savoyarde, erreur
fatale, lorsque je fais 1/2 tour, je suis carrément contré, je plonge et
j’atterris dans un beau chant vert bien choisi au milieu de toute ces
vignes. Il est 17 h.

Je réalise que je suis tout prés de mon fils Yannick. Sympathique
occasion de lui rendre visite. J’avais déjà dit en blaguant que je
viendrai le voir en parapente, il répond au téléphone, un petit coup de
marche et de stop et me voilà chez lui.
18 h 30, j’apprend que Rémy est à Annecy, le contraire m’aurait surpris.

La prochaine occasion j’attaquerai la traversée plus serein et je ne me
ferai pas avoir comme un bleu.

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